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La Révolution Délicieuse d’Olivier Roellinger

Chef renommé, cuisinier aventurier et collectionneur d’épices, Olivier Roellinger a troqué l’envie d’ailleurs et le voyage pour parler du quotidien, du terroir, du contenu de nos assiettes (et de celui de nos verres) et de politique alimentaire dans ce manifeste pacifiste et joyeux.

« Rire et bien se nourrir. Le programme d’une vie »

Olivier Roellinger pour une révolution délicieusePour une révolution délicieuse est avant tout une ode à l’humain, au vivant, à l’harmonie, à la diversité, au bon et au plaisir.

Une invitation à penser activement notre monde de demain, à le construire dès aujourd’hui, à s’autoriser le changement, à être curieux, afin de retrouver cohérence et harmonie.

Si les discours prônant l’écologie et l’alimentation responsable sont souvent moralisateurs, pour Olivier Roellinger il n’est pas question de blâmer qui que ce soit. Cette révolution délicieuse passe avant tout par la joie et le rire. Par « une cuisine joyeuse, onirique et éthique», par l’échange, le jeu, l’apprentissage, l’ouverture au monde, la conquête du goût…

« Inexorablement nous allons devoir faire évoluer nos manières de nous alimenter.
Mais au lieu de le déplorer, réjouissons-nous. Quelle audace, quelle créativité il va nous falloir développer pour créer, et imaginer cette nouvelle cuisine! »

Quand il parle de ses rencontres, de poivres extrêmement goûtus trouvés au bout du monde et cultivés dans la plus pure tradition paysanne, de la proximité qu’il entretient avec son ami pêcheur qu’il croise le matin au port de Cancale… Olivier Roellinger relate avant tout de ce qui lui donne du plaisir dans la vie.

Et par ce témoignage, il incite, chacun de nous, à trouver ces mêmes plaisirs au quotidien, en participant à des projets collectifs tels que les AMAP, en s’intéressant aux initiatives locales et en s’appropriant ce nouvel espace de libertés qui s’offre à nous, en cuisinant, en s’intéressant à nos petits producteurs, à ces artisans passionnés, et au travail des cuisiniers qui veillent chaque jour à la qualité de leur approvisionnement et à l’impact de leur métier sur la planète et sur l’homme…

Un vrai terrain de jeu !

« Pour le bien de tous, le nôtre et celui de la planète »

Olivier Roellinger rappelle au fur et à mesure des pages quelques données qui font parfois froid dans le dos

  • 40% des aliments produits ne sont pas consommés
  • 30% des émissions de gaz à effet de serre sont dus à l’alimentation
  • En 100 ans, nous avons perdu les 3/4 de la diversité génétique des plantes cultivées
  • 40% des espèces de poissons sont en voie de disparition ou de surpêche
  • 75% des espèces pêchées dans les eaux européennes sont surexploitées
  • 85% de l’alimentation en France est achetée en grande surface

Dans le contexte de prise de conscience écologique qu’aucun de nous ignore, le Chef cuisinier veut démontrer que l’industrie alimentaire a un fort impact sur notre environnement et que la cuisine est une des clés du changement qui s’impose à nous, et que chacun de nous a un pouvoir indéniable pour inverser la tendance.

« Sauver la nourriture au quotidien et pour tous, c’est se battre aussi pour une certaine idée de notre société ».

Olivier Roellinger ne nie pas que l’action devrait avant tout être politique : « L’alimentation est une affaire d’État »

Mais il nous invite individuellement à faire notre part ; à penser au chemin qu’a parcouru chaque aliment de notre assiette, à la logique de chaque achat et c’est pour nous sensibiliser à cela qu’il nous partage ses réflexions éclairées et pleines de justesse, sa quête de retrouver un lait qui a du goût, sa crainte de voir certaines espèces disparaître, notamment sous l’effet du pouvoir des lobbyistes, et le constat de voir les petits producteurs en agroécologie vivre mieux que ceux qui sont points et mains liés avec les groupes industriels.

Avec énergie, bienveillance et espoir, Olivier Roellinger invite au réveil des consciences et nous supplie de partager son message aux enfants, aux écoliers, aux générations futures… qui seront les consommateurs de demain et qui, plus que nous encore, auront le pouvoir de préserver notre patrimoine alimentaire et de réduire l’impact environnemental de nos assiettes.

« Quel beau projet à vivre ! »

« Jouir des plaisirs que nous offre cette planète. Et s’ouvrir à ceux que l’on n’imagine même pas encore, et qui sont absolument infinis »

L’envie d’avoir 20 ans encore… 
Comme il l’a fait avec son fils Hugo, désormais aux manettes des cuisines de son restaurant gastronomique, et avec sa fille Mathilde qui a rejoint la Maison des voyageurs, lieu de création des mélanges d’épices Roellinger, le Chef invite chacun à porter son regard et à soutenir la jeunesse. Ceux là même qui innovent dans leur habitudes alimentaires, qu’ils soient Chefs, consommateurs, producteurs ou commerçants.

La preuve en est, à Nantes, ces exemples de street food gourmet et responsable, ces initiatives entrepreneuriales ou cette boucherie paysanne sont l’oeuvre de jeunes trentenaires ultra motivés et engagés